journal — note de régie

Middleground : le tissu qui tient

15 avril 2026

On parle beaucoup de ceux qui créent les conditions de la réussite (upperground) et des entrepreneurs (underground). Mais un écosystème ne tient que par son niveau du milieu : coachs, structures, partenaires. Pourquoi le middleground est notre point d'ancrage.

Le vocabulaire vient de la recherche sur les villes créatives (Cohendet, Grandadam et Simon, HEC Montréal) : ce qui fait qu'un lieu produit de l'innovation, ce n'est ni la somme de ses talents, ni la puissance de ses institutions, c'est la qualité des liens entre les trois niveaux. En haut, l'upperground : bailleurs, institutions, ceux qui créent les conditions de la réussite. En bas, l'underground : entrepreneurs, porteurs de projets, équipes qui font. Et entre les deux, le middleground : coachs, structures d'accompagnement, partenaires locaux.

C'est le niveau dont personne ne parle, et c'est celui qui décide de tout. Quand il est solide, les idées d'en bas rencontrent les moyens d'en haut. Quand il manque, les meilleurs programmes s'éteignent dès que le financement s'arrête : nous l'avons vu partout où nous travaillons.

C'est pour cela qu'Ovation y a placé son point d'ancrage : 490 coachs formés sur trois continents, une centaine de structures d'accompagnement outillées, des Train-the-Trainers pour que la compétence reste sur place. Le middleground n'est pas notre cible par défaut : c'est notre choix stratégique. Nous agissons sur les trois niveaux, en cercle vertueux, mais c'est du milieu que part le mouvement. On ne renforce pas un écosystème en ajoutant un programme de plus : on le renforce en consolidant le tissu qui relie ceux qui créent les conditions de la réussite à ceux qui font.

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